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Le projet Européen Mypack vise à accélérer le développement de technologies packaging supposées avoir des impacts environnementaux favorables, par rapport aux technologies emballage de référence. Le projet appréhende trois types de technologies dont l’apport environnemental intervient à différents niveaux de la chaine de valeur :

  • Les nouveaux plastiques biosourcés :

Ces matériaux limitent l’impact environnemental intrinsèque des matières premières de par la substitution de ressources fossiles par des ressources renouvelables. Mais leur faible maturité de développement (volume de production, faible optimisation des procédés) entraine la mauvaise performance environnementale (/ et économique) de la production de ces nouveaux matériaux. Dans le projet Mypack, les travaux réalisés visent à identifier une voie de développement marché viable et réaliste du PEF, i.e. permettant le développement très progressif d’un matériau dont les premières applications absorberont le coût élevé et limiteront un impact environnemental matière non favorable. Ainsi, à l’opposé de l’application « bouteille de soda » qui a mobilisé les premiers chercheurs travaillant sur ce matériau, les partenaires du laboratoire PIMM travaillent avec la société AVA au développement d’une technologie film permettant d’améliorer fortement les propriétés d’un PET grâce à un très faible taux d’introduction de microcouches de PEF.

  • Les emballages biodégradables :

Ces matériaux présentent une plus value environnementale mal chiffrée par les approches actuelles de l’analyse de cycle de vie : ils sont susceptibles de contribuer à la réduction des microplastiques. Néanmoins, pour beaucoup d’usages dans le domaine alimentaire, la faible fonctionnalité de ces matériaux non barrières et moins stables que les matériaux traditionnels engendre des qualités médiocres de préservation de beaucoup de produits alimentaires, ce qui, si l’on considère le fort impact du gaspillage alimentaire sur la performance environnementale des emballages, limite le champ d’application des biodégradables dits « durables ». Il y a néanmoins tout un champ d’application potentiel des emballages biodégradables qui n’est aujourd’hui pas valorisé ; il s’agit de la préservation des fruits et légumes de quatrième gamme, qui nécessite des propriétés de respiration ménagée, compromis entre « l’étouffement » du produit apporté par un emballage barrière, et la maturation trop rapide du produit lorsqu’il est placé dans des conditions de respiration spontanée. Les travaux du projet Mypack ont démontré la bonne fonctionnalité de films biodégradables pour ces applications ; des optimisations fonctionnalité / impact environnemental sont en cours.

  • Les emballages « high tech » :

Etudiés dans le cadre du projet Mypack, ils peuvent présenter un impact environnemental intrinsèque plus élevé que les emballages traditionnels, mais certains peuvent présenter un impact global positif si leur haute performance de conservation des produits a des conséquences positives sur la limitation du gaspillage alimentaire. L’une des technologies étudiée dans le projet Mypack est vraiment (oui vraiment !) high tech. La respiration des fruits et légumes est apportée par un dispositif déposé sur la surface d’un film d’emballage. Le « Blow Device » se présente comme une petite pastille de plastique ; il permet une circulation de l’oxygène de du CO2 entre l’extérieur et l’intérieur de l’emballage, conférant une respiration ménagée (les flux sont très faibles) du produit, à des débits intermédiaires entre ceux apportés par les emballages respirants du commerce, et les technologies de perforation des emballages. Le « Blow device » est en contact en son centre avec l’espace de tête de l’emballage, le gaz circule dans le petit disque à l’intérieur d’un capillaire placé en spirale dans le plan du disque ; la longueur élevée du capillaire engendre des débits très faibles, qui ne sont pas accessibles avec les technologies de perforation classiques des films dits « respirants ». La conception du Blow device permet d’atteindre des débits variables et donc d’adapter le choix du dispositif au cahier des charges produit. Clairement lorsque le projet a été lancé, nous pensions manipuler avec « blow » une technologie « too much » dont l’impact environnemental intrinsèque ne serait jamais contrebalancé par les impacts positifs de la préservation améliorée des produits alimentaires. Mais ça n’a pas été le cas ! les fortes augmentation de durée de vie des produits dans l’étude de cas considérée justifient l’utilisation de « blow device » pour les applications de préservation de salade 4eme gamme testées. Il n’en reste pas moins qu’un dispositif aussi évolué trouvera encore mieux sa place pour des applications impliquant le réemploi de l’emballage et de son dispositif ; cette piste va évidemment être étudiée.

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